Eutrema Japonicum (En)

A short trip to Nagano valleys was an occasion to visit the largest wasabi farm in Japan, Daio Wasabi Nojo, located in Azumino. The multiple large fields are made of earth and gravel upon which flow the pristine waters of Northern Alps, thanks to a finely regulated network. Rows of plants are skillfully oriented to nurture the growth of that very demanding plant. Did you know that, not unlike other roots (picked from organic fields!), leaves and stalks can be prepared in various recipes, where they keep this typical spiciness? I will show you at the right season…

Eutrema Japonicum (Fr)

Une escapade vers les vallées de Nagano fut l’occasion de visiter la plus grande ferme de wasabi du Japon, à Azumino (Daio Wasabi Nojo). Les “champs” sont d’immenses lits de terre mêlée de graviers ou s’écoule de manière finement régulée l’eau très pure des Alpes du Nord. Les rangées de plants sont savamment orientées pour nourrir la croissance optimale de cette plante extrêmement exigeante. Savez vous que, comme quelques autres racines (dans des champs non traités), on peut accommoder les tiges et les feuilles, qui gardent un petit goût de piquant très caractéristique ? Je vous le montrerai à la belle saison …

Une visite inspirante

Cette semaine, je suis allé rendre visite à un autre voyageur, au grand coeur: Tora san, le héros de la plus longue série de films de l’histoire: Otoko wa Tsurai yo! (c’est dur d’être un homme!): 48 épisodes souvent “culte” au Japon, contant les mésaventures de ce personnage interprété par Kiyoshi Atsumi, produits entre 1969 et 1995, dont 45 par le même réalisateur, Yoji Yamada. Tous les épisodes se déroulent dans une région différente du Japon, avant que Tora san ne rentre chez lui à Shibamata, un quartier populaire dans la partie orientale de Tokyo sur la Edogawa (arrondissement de Katsushika).

Un musée amusant y est installé, présentant les décors de la série, traduisant bien l’ambiance d’une “shitamachi” (quartier populaire), comme ce magasin de saké. A proximité, la très belle maison Yamamoto Tei et son jardin, ainsi que le Taishakuten, un lieu de pèlerinage lié au sutra du lotus.

http://www.katsushika-kanko.com

Inspiring visit

This week, I visited another traveler, kind-hearted Tora san, the hero of the longest movie series in history, Otoko wa Tsurai yo! (It’s tough to be a man!): 48 “cult” episodes produced between 1969 and 1995, 45 of them directed by Yoji Yamada. The main character, played by Kiyoshi Atsumi travels through a different region of Japan each time, before returning home in Shibamata, a town located in Katsushika, in Eastern Tokyo.

A small but nice museum introduces the various scenaries of the movies, typical of a “shitamachi” (popular town), like this sake shop. Nearby is Yamamoto Tei, a beautiful house and garden, and Taishakuten, a pilgrimage destination associated with the lotus sutra.

http://www.katsushika-kanko.com

Masu, Go, Sho & Koku

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Have you ever wondered why your rice cooker came with a plastic cup with odd looking numbers on it? Well the rice contained in your plastic cup would exactly fill the wooden box on the left, a Masu. This Masu contains 1-Go or one unit. That is approximately 180 ml of liquid or 150g of short grain rice.
Their actual content (expressed in metric units) has slightly evolved, however Masu have been used since ancient times to measure rice, the pillar of Japanese feudal economy. 1-Go is 1/1000th of 1-Koku, the quantity of rice necessary to feed 1 person for 1 year. The land granted to feudal lords then Daimyos was expressed in Koku. For example, the Mito domain in Ibaraki Prefecture was administered by a Tokugawa family member, and granted 350,000 Koku. That is about 1/3 of the largest Han (domain) outside the direct control of the shogun, Kaga Han (Ishikawa and Toyama Prefectures roughly). Masu are used to drink sake as well, and at a Japanese restaurant, one often orders nihonshu by a multiple of 1-Go. The Masu on the right of the picture contains 10-Go (or 1-Sho, i.e. 1.8 liters), the equivalent of large sake bottle. A sake brewer will often express his production volume in Koku (multiple of 180 liters) as well…

Masu, Go, Sho et Koku

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Vous êtes-vous parfois demandé pourquoi votre autocuiseur de riz vous avait été livré avec un gobelet plastique marqué de chiffres pas ronds ? Et bien un gobelet de riz remplit exactement la boîte en bois à gauche de la photo, appelée Masu. Celui-ci contient 1 Go, environ 180 ml de liquide ou 150g de riz japonica. Si sa contenance exacte a légèrement évolué au cours du temps, le Masu est utilisé depuis des temps très anciens pour mesurer les volumes de riz, pilier de l’économie féodale japonaise. 1 Go représente un millième de Koku, la quantité nécessaire pour nourrir une personne pour une année. Les terres accordées aux seigneurs féodaux puis Daimyos se mesuraient en Koku. Le domaine de Mito par exemple (Département de Ibaraki), administré par un membre de la famille Tokugawa, représentait 350,000 kokus, à peu près 1/3 du Han le plus riche, le domaine de Kaga (départements de Ishikawa et Toyama réunis). Les Masu sont utilisés pour boire le saké aussi, et dans un restaurant japonais, on commande en général le nihonshu par multiples de 1-Go. Le Masu de droite sur la photo contient 10-Go (1-Sho), soit 1.8 litres, l’équivalent d’une grande bouteille en circulation dans le commerce. Une maison de saké vous exprimera souvent sa production en Koku (multiples de 180 litres) …

Gagaku

Un effort de compréhension de la spiritualité du culte Shinto à travers sa musique et sa danse. Le Gagaku est une des formes de danse les plus anciennes au monde, préservée jusqu’à ce jour. Les kimonos des maikos sont identiques à ceux portés à l’ère Heian (8ème sciècle). Parmi les instruments, ma préférence va au « sho », l’orgue à bouche.

An effort to get exposed to the spirituality of the Japanese Shinto cult through its music and dance. Gagaku is one of the oldest dance forms in the word, preserved until today. The kimonos are similar to those used in Heian era (from 8th century), and my favorite instrument definitely is the “sho” (mouth orgel).