Osechi 2017

Servie depuis l’époque Heian au moins, Osechi est la cuisine traditionnelle du Nouvel An au Japon, une période très particulière de l’année: rassemblement familial, repos de l’âtre, arrêt total de l’activité économique, visite des voisins … autant de “valeurs” qui ont tendance à disparaître dans la métropole moderne japonaise (pour des bonnes et moins bonnes raisons). L’esthétique est recherchée, et au fil du temps chaque aliment a pris une valeur symbolique autant que calorique. On retrouve notamment sur notre menu 2017 1/ des kuromamé (graines de soja noires cuites au milin (sucré), marinées, voeu de santé au labeur, autre sens du mot prononcé « mamé »), 2/ du kazunoko (poche d’oeufs de hareng marinée dans le dashi, jaune, voeu de fertilité, les caractères signifiant « beaucoup d’enfants », servie ici avec des graines de soja blanches ), 3/ du kurikinton (purée de marron, le jaune évoquant la richesse), 4/ du kohaku namasu (salade de radis et carottes au vinaigre et yuzu ; « kohaku » (rouge et blanc) sont couleurs de célébration), 5/ du Tazukuri (petites sardines cuites dans le soja et le sucre, vœu de bonne récolte ; « Ta » la rizière, rappelle que ces poissons étaient utilisés pour fertiliser le sol), 6/ du zoni (bouillon au mochi, pâte de riz, le seul plat chaud), 7/ des zestes de daidai (agrume japonais, vœu de fertilité humaine ; dont le nom peut aussi signifier « de génération en génération »),  8/ du gobo (bâtonnets de salsifis, une très longue racine associée à la longevité).

Le repas du premier jour de l’année est accompagné de toso, un saké souvent doux (voire un milin) dans lequel on a laisse différentes herbes et fruits mariner (feuille de figue, cardamone, poivre, longan (fruit rouge), agrumes, carthame (faux safran, fleur rouge)…) à but médicinal (voeu de protection contre la maladie).

Dans le Kanto, le dernier repas de l’année quant à lui, est souvent fait d’un bol de soba (nouilles de sarazin), comme illustré en bas à droite. Celui-ci était décoré de kamaboko (pâte de poisson blanche et rouge, un peu comme un surimi, les couleurs du drapeau japonais), qu’on retrouve aussi le lendemain sur les plateaux de osechi.

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