Sound waves

Sound waves

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(photo from an exhibition pamphlet at The Hangar)
海中熟成酒 (Kaichujukuseishu) designates sake matured in sea waters. Have you had the dream of digging out a port wine jar or sherry bottle covered by crustaceans, from an old Portuguese or British shipwreck while scuba diving near Nagasaki? Slowly evolving temperate temperatures, water pressure, as well as the movements of seawater activated by weather, tides and/or currents, create a very specific environment. Have you asked yourself what a nihonshu left a few years on the seabed would taste like? It is actually possible to find out. Kaichujukuseishu is available in Japan. Inspired by Ueno san, owner of Shusaron, a Shinagawa bar and business specializing in aged sake, a few sake breweries have over the last few years been filling a large crate with thousands of nihonshu bottles, immersed and anchored 15 meters below surface in the waters of the Pacific Ocean, off the coast of the Izu Peninsula.

Amongst the kura I often refer to, have participated brands such as Daruma Masamune (Tochigi), Kidoizumi (Chiba), Izumibashi (Kanagawa), Kakurei (Niigata) …

墨流し“Suminagashi” (floating ink) is a traditional art, a process of marbling plain paper with water and ink. According to specialized sites, the art originated in China more than 2,000 years ago, and has developed in Japan since the 12thcentury. A number of different techniques are employed to create the movement, and Japanese artists have been using the energies of nature, a breath of air or the flow of water. Shingo Nakai was recently exhibiting his works at The Hangar Gallery, one of my favourite places in Naka-Meguro, not only for its great sake and shuki (sake vessels). Shingo Nakai lives with his time, and has been experiencing with sounds and noises, to produce ripples or waves.

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What is the relationship between the two concepts? Someone had to build one, and that someone is Yoshiaki Soma, owner of The Hangar, designer, tireless geek and amazing artist in fermentation matters.

There I was, visiting the exhibition, when he served the featured 2 glasses of sake, brewed by Sato san at Aramasa. The difference between them? One of the two bottles had been “aged” in a bucket of water agitated by sound waves for 2 weeks in Soma san’s bathroom (during daytime!). Not only do I love the story and Soma san’s imagination, but the sake was excellent, and my palate, hopefully not too much influenced by the story itself, was able to identify a subtle difference between the two beverages. The one “aged” in water tasted mellower and rounder, expressed more flavours … which is what people generally say about Kaichujukuseishu.

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Vagues de son

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(photo de l’invitation à une exposition à la Galerie Le Hangar)

海中熟成酒(Kaichujukuseishu) désigne un saké maturé dans des eaux marines. Avez-vous rêvé de dénicher en plongée une bouteille ou cruche de vin de Porto ou de sherry couverte de crustacés, dans une épave ancienne portugaise ou britannique dans la baie de Nagasaki? Des températures relativement stables et tempérées, la pression de l’eau, ses mouvements activés par la météo, les marées et / ou les courants, créent un environnement très spécifique. Vous êtes vous demandé quelles saveurs aurait un nihonshu après quelques années au fond de la mer? Il est en fait possible d’en faire l’expérience. Du Kaichunihonshu est disponible au Japon. Inspirées par Ueno san, propriétaire de Shusaron, un bar situé à Shinagawa spécialisé dans le saké vieux, quelques maisons ont accepté depuis quelques années le défi de remplir une grande caisse métallique de quelques milliers de bouteilles de nihonshu, plongée et amarrée 15 mètres sous la surface dans les eaux du Pacifique, au large de la péninsule d’Izu.

Parmi les kura auxquelles je me réfère souvent, ont participé des marques telles que Daruma Masamune (Tochigi), Kidoizumi (Chiba), Izumibashi (Kanagawa), Kakurei (Niigata)…

墨流し«Suminagashi» est un art traditionnel qui consiste à marbrer un papier ordinaire en créant des motifs avec de l’encre diluée dans l’eau. Selon des sites spécialisés, cet art est né en Chine il y a plus de 2 000 ans et s’est développé au Japon depuis le XIIe siècle. Nombre de techniques sont utilisées pour créer le mouvement, les artistes japonais utilisent notamment  les énergies de la nature, le souffle ou bien l’onde liquide. Shingo Nakai exposait récemment ses œuvres à la Galerie The Hangar, un de mes endroits préférés à Naka-Meguro, pour son bon saké et sa magnifique vaisselle, mais pas seulement. Shingo Nakai vit avec son temps, et il utilise les sons et les bruits pour produire les ondes qui vont dessiner ses oeuvres.

Quelle est la relation entre les deux concepts? Il fallait la construire, ce à quoi est parvenu Yoshiaki Soma, propriétaire du Hangar, designer, chercheur infatigable et artiste hors pair en matière de fermentation.

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Je visitais l’exposition lorsqu’il a servi les deux verres de saké en photo, provenant des chaix de Sato san, chez Aramasa. La différence entre les deux sakés? L’un des deux avait été «maturé» en bouteille dans un seau d’eau agitée par des ondes sonores pendant 2 semaines, dans la salle de bain de Soma san (pendant la journée!). Non seulement j’adore l’histoire et l’imagination de Yoshiaki Soma, mais le saké fut excellent, et mon palais, dont j’espère qu’il n’était pas trop influencé par l’histoire elle-même, a pu identifier une différence subtile entre les deux boissons. Celui «vieilli» dans des vagues de son avait une bouche plus moelleuse et plus ronde, exprimait plus de saveurs…ce que les amateurs disent généralement à propos du Kaichujukuseishu.